Le vendredi 16 octobre 2026, Boréas a effectué sa dernière sortie de la saison, avant de rejoindre l’atelier des Vieux Gréements pour les travaux d’entretien à venir.
Sous la conduite d’Olivier Guillouet, chef de bord, l’équipage réunissait Frédéric Dussoulier, Yann Jamet et Jean-Louis Samedy. Au programme : formation des chefs de bord et de leurs seconds, exercices de manœuvre et navigation dans l’estuaire de la Loire.
Une journée riche en contrastes, du calme plat aux rafales de 30 nœuds, que Frédéric Dussoulier nous raconte avec humour et sens de l’observation, photographies à l’appui.
Dernière sortie de la saison pour Boréas
Par Frédéric Dussoulier
Dernière sortie de la saison pour le Boréas, qui en aura pris plein les voiles.
Rendez-vous à 9 h, grand calme sur le port, ciel bleu, pas un nuage, le soleil réchauffe l’équipage.

Dès le passage de l’écluse de 10 h, une grande couverture nuageuse arrive du nord. Elle est nettement délimitée et vient sur nous comme une couette que l’on tire à soi. Mais celle-ci n’est pas faite pour nous réchauffer. Nous sortons du port en nous habillant en conséquence, vent de sud-ouest.
Matinée d’exercices et de manœuvres destinées à la formation des chefs de bord et seconds, sans encombre, vent de face.

À l’heure du repas bien mérité, nous décidons d’aller comparer notre envergure auprès des cargos qui mouillent au large de l’estuaire. Nous peinons à y arriver tellement le vent chute, l’anémomètre finit carrément par afficher zéro !

À peine arrivés au pied d’un de ces géants, nous décidons qu’il est temps de nous remettre en route pour un après-midi de manœuvres, quand le vent se lève à nouveau depuis le nord/nord-est.
D’abord à bonne intensité, il nous régale, puis force, force, force. Montant à 23/25 nœuds avec des rafales à 30, il nous oblige successivement à prendre tous les ris de la grand-voile et celui du foc.
Vent de face, une course contre la montre s’engage pour arriver à prendre l’écluse de retour de 18 h.
Nous comprenons rapidement que cela va être compliqué. Malgré de beaux efforts, nous manquons notre écluse de 40 minutes.
Écluse de 20 h en solo, tranquilles, la nuit est là…

